Si cela n’avait été pour
la musique, Jacques Bisceglia n’aurait jamais fait de la photo.
En effet, son parcours est celui d’un homme mordu de jazz
qui, un jour, découvre un moyen d’immortaliser l’objet
de sa passion. Le déclic se produit, il y a quelque quarante
ans, lorsque le cornettiste Rex Stewart qui effectue son dernier
voyage à Paris lui prête son appareil photo. Dès
lors, il n’aura de cesse de fixer des instants précieux
et fugitifs de la vie de ces artistes, protagonistes illustres ou
moins connus du grand public de l’histoire du jazz depuis
près de cinquante ans.
Jacques Bisceglia se définit comme un photographe atypique.
Pour lui, l’appareil photo n’est qu’un instrument
qui lui permet de conserver ses témoignages. Soucieux de
ne pas interférer dans la musique, il n’utilise ni
flash, ni trépied, ni aucun attirail qui pourrait indiquer
sa présence. La discrétion est l’approche qui
lui permet de mieux saisir l’ambiance, les lumières
propres à chaque prestation, chaque concert ou chaque club.
|